En préambule du Conseil Municipal, l’ensemble des élus toulousains se sont émus de l’annonce de la société américaine « Freescale » de la fermeture d’ici 2011 de son site de production à Toulouse, alors que cette société a notamment bénéficié de subventions publiques pour son implantation à Toulouse. Le Maire de Toulouse a appelé à la responsabilité des dirigeants et souhaite les rencontrer le plus vite possible.

 

 

Le début du Conseil Municipal a été perturbé par la manifestation du personnel de « Garonne Animation », dont l’avenir est incertain car la municipalité souhaiterait ne plus utiliser les services de cette association.

 

 

Lors de la désignation des représentants de la ville de Toulouse à la commission locale chargée d’évaluer les transferts de charges (dont Jean-Luc LAGLEIZE est membre), Malika ARADJ a observé qu’il aurait pu être intéressant que cette commission soit composée de conseillers municipaux non membres de la Communauté Urbaine pour une meilleure objectivité, même si les élus non inscrits ont salué la représentation de la minorité dans cette commission.

 

 

Concernant le vote de l’avis défavorable du Conseil Municipal sur le projet de plan de prévention des risques technologiques concernant le dépôt pétrolier Esso situé avenue de la Fondeyre, Yvette BENAYOUN-NAKACHE a affirmé comprendre les raisons de cet avis défavorable (la Mairie souhaitant d’une part le déplacement du site d’Esso, d’autre part estimant les garanties insuffisantes et le dossier de prévention incomplet), mais a rappelé que si cet avis n’était pas suivi par la préfecture, le Conseil Municipal n’aurait plus de marges de manœuvres, si ce n’est l’interpellation politique des responsables du site.

 

 

Une délibération concernait la possibilité pour la municipalité d’embaucher le directeur de la police municipale de façon contractuelle et non statutaire. En premier lieu, la conseillère municipale chargée des ressources humaines, Mme COURADE, a expliqué en effet que la mairie n’avait pas reçu de candidature statutaire. Pourtant, quelques minutes plus tard, après l’intervention d’un élu de la minorité (Jean-Luc MOUDENC), Jean-Pierre HAVRIN, adjoint à la sécurité, informe le Conseil Municipal que trois candidatures internes, dont l’expérience et les diplômes correspondaient au poste, ont été rejetées. En outre, le nom de la personne retenue figurait déjà dans la presse locale avant même que le Conseil Municipal n’autorise la municipalité à recruter une personne par contrat pour ce poste. Entre incohérence de la majorité et irrespect des conseillers municipaux, les élus toulousains non inscrits dénoncent une situation qui ne permettra pas aux services d’encadrement de la police municipale de travailler dans une ambiance sereine.

 

 

Les élus toulousains non inscrits se sont par ailleurs abstenus sur toutes les délibérations désignant des commissions au sein desquelles la minorité n’était pas représentée.

 

 

Ils ont également approuvé le vœu de la majorité municipale dénonçant le délit de solidarité des citoyens envers les sans-papiers, en demandant cependant par la voix de Jean-Luc LAGLEIZE la modification de certains termes agressifs du vœu, modification acceptée par les auteurs. Ils ont également approuvé la demande du groupe « Toulouse pour tous » concernant le doublement des effectifs des policiers municipaux, mais ont regretté l’absence de données concernant le coût de cette mesure. A cette occasion, Yvette BENAYOUN-NAKACHE a proposé de consacrer un débat, posé et loin des débats politiciens trop médiatisés, à un état des lieux sur la sécurité à Toulouse et aux mesures pouvant être prises pour préserver la tranquillité des toulousains.

 

 

Enfin, les élus toulousains non inscrits regrettent le refus de la majorité municipale de voter le vœu relatif à la mise en place d’un service minimum d’accueil adapté dans les écoles en période de grève. Si les difficultés matérielles et relatives à la responsabilité de la Mairie sont compréhensibles, elles ne sont pas insurmontables puisque de tels services ont été mis en place dans d’autres villes importantes comme Nantes, Rennes, des villes de surcroît socialistes. Le groupe des élus non inscrits regrette vivement cette posture politique qui empêche un juste équilibre entre la liberté du droit de grève et la liberté de travailler pour des familles qui en ont réellement besoin. Par ailleurs, les élus toulousains non inscrits contestent vigoureusement avoir voulu par ce vœu remettre en cause le droit de grève, comme cela a été affirmé par les élus communistes et verts. Le sectarisme de ces positions nuit à de nombreuses familles toulousaines, qui sont alors les victimes d’une posture politicienne assumée par la municipalité.