Lors du Conseil Municipal, les élus non inscrits sont intervenus à plusieurs reprises et ont constaté une nouvelle fois la conception très particulière du débat démocratique qu’a la majorité municipale.
Lors du débat préalable, qui avait été dans un premier temps « oublié » (peut-être volontairement…), Marie-Françoise MENDEZ a demandé quelles amélioration avaient été apportées à la démocratie locale pour les toulousains, mais aussi pour les élus, qui ne sont pas toujours tenu au courant des projets en cours. Ainsi, elle a regretté l’absence de débat sur la ligne de tramway G, qui, bien que cela soit un sujet transféré à la Communauté Urbaine, doit être débattue au sein du Conseil Municipal. Par ailleurs, la conseillère municipale a demandé où en était la politique environnementale, notamment en matière de collecte sélective (quels sont les taux de refus, de revalorisation et de recyclage des déchets, etc.). A ces interrogations légitimes, Pierre Cohen s’est refusé à répondre en passant directement sur la discussion des délibérations…
Marie-Françoise MENDEZ a également demandé, à l’occasion de la discussion d’une délibération relative à la culture, pourquoi avait été abandonné le magazine culturel « Toulouse Culture », plus complet que la rubrique « Culture » du magazine municipal « à Toulouse ». Nicole BELLOUBET, adjointe à la culture, a répondu que ce magazine ne touchait pas assez de toulousains et que la rubrique « Culture » du nouveau magazine suffisait, accompagné du site web qui va évoluer encore. Cependant, le groupe des élus non inscrits ne se satisfait pas de cette réponse qui n’est pas à la hauteur de la demande des toulousains en matière de culture.
Lors de la présentation de la délibération permettant de louer des logements municipaux pour le relogement des campeurs du bord du canal, Yvette BENAYOUN-NAKACHE, tout en soutenant la proposition, a estimé qu’il aurait été peut-être plus opportun d’assumer soit une gratuité totale, soit une responsabilisation des occupants avec un paiement mensuel plutôt qu’annuel. Elle a également appelé à établir un état des lieux de la situation de toutes les personnes en difficulté de logement sur Toulouse pour trouver des solutions de réintégration pérenne.
Jean-Luc LAGLEIZE a rappelé la demande (lors du Conseil Municipal du 20 mars) des élus non inscrits d’établir un tableau de bord et un catalogue des subventions accordées par le Conseil Municipal aux diverses associations pour une meilleure clarté et un exercice facilité de la démocratie. A cette demande légitime, le député-maire a simplement répondu : « cela sera fait quand cela serait fait »…on ne pouvait pas être plus précis !
Marie-Françoise MENDEZ a demandé des précisions sur la définition de l’éco-quartier concernant le projet de réaménagement de la Cartoucherie et a estimé que la haute qualité environnementale devrait être la norme, pas seulement dans les éco-quartiers. Elle a notamment demandé comment la municipalité compter agir pour les projets d’urbanisme déjà lancés tels que la ZAC des Ponts Jumeaux. Pierre COHEN a évité la question en polémiquant sur l’engagement de Marie-Françoise MENDEZ, et Régis GODEC a invité tous les élus à se rendre dans les groupes de travail sur ce thème.
Lors du vote sur la composition des représentants du Conseil Municipal au sein de la nouvelle société d’économie mixte du tourisme, Jean-Luc LAGLEIZE a expliqué que les élus non inscrits ne prendraient pas part au vote la minorité n’étant pas représentée au sein de cette instance. Pierre COHEN a réagi en qualifiant les élus non inscrits d’ « obsédés de la démocratie », statut que nous sommes tout à fait prêt à revendiquer mais qui montre le sectarisme et l’attitude anti-démocratique de l’équipe de Pierre COHEN.
Avant de présenter le vœu du groupe des non inscrits, les élus ont observé le refus catégorique de la majorité de voter le vœu du groupe « Toulouse pour tous » proposant la mise en place d’un éco-prêt municipal à taux zéro pour compléter le dispositif étatique aux populations les moins aisées. Cette proposition, constructive et qui ne coûtait rien à la collectivité, a été refusée, la municipalité marquant son sectarisme et sa fermeture envers de nombreuses propositions de la minorité.
Jean-Luc LAGLEIZE, rappelant son « obsession pour la démocratie », a présenté le vœu des élus non inscrits relatif à la démocratie de proximité. Par ce vœu, le groupe des élus non inscrits souhaitaient que le Conseil Municipal organise la vidéo-retransmission des conseils municipaux sur le site web de la mairie, informe les toulousains des débats et des délibérations qui seront discutés une semaine avant le Conseil Municipal, nomme pour chaque quartier (le secteur étant très large et ne favorisant pas la proximité) un élu interlocuteur entre la Mairie et les toulousains. Enfin, les élus non inscrits demandaient une redéfinition et un éclaircissement sur les compétences et les attributions des conseils de secteurs et des commissions de quartier.
La majorité municipale, sûre d’elle et peu attentive aux observations de la minorité, a rétorqué que la démocratie municipale fonctionnait à merveille, que les toulousains (peut-être pas les mêmes que ce que nous rencontrons…) savaient parfaitement utiliser les outils de démocratie qu’ils connaissaient, que les élus de quartier étaient connus des toulousains et tenaient beaucoup de permanence. Elle a cependant accueilli avec plus de bienveillance la possibilité de filmer les conseils municipaux, sans toutefois en préciser les modalités ni le calendrier…
La majorité municipale a donc voté contre un vœu pourtant constructif. Les élus non inscrits regrettent que la majorité s’enferme dans une position sectaire et refuse de voir les imperfections du nouveau système de démocratie de proximité, qui pourrait pourtant être facilement amélioré avec un minimum de remise en question et de réorientations…
