lun
01
fév
2010
Intervention de Jean-Luc FORGET lors du Conseil Municipal du 18 décembre 2009, et toujours d'actualité...!
Monsieur le Maire, mes chers collègues,
Vous aviez raison tout à l’heure Monsieur le Maire, lorsque vous nous parliez de journée noire à Toulouse et vous aviez également raison, lorsque vous nous disiez que la neige n’était pas la seule à l’origine de ces difficultés.
En réalité aujourd’hui, je suis assez triste de l’image déplorable que donne notre Ville et parfois, mais c’est accessoire, de l’image que nous donnons de nos débats. Je ne vais pas vous parler de Copenhague, je pourrais le faire, peut-être pas aussi bien que les autres. Mais, pendant quelques secondes (je ne serais pas long), je veux vous parler de la Ville et des blocages qui l’atteignent (je ne vais pas répéter ce qui a déjà été dit et bien dit), qui sont peut-être simplement les conséquences de petites querelles, de petites alliances sans suffisamment de contenus et qui ont, aujourd’hui, pour conséquence de paralyser la vie de la Ville, son activité en cette période mais aussi de paralyser les projets. Pourquoi? Parce que lorsqu’on n’est pas d’accord sur le prolongement de la ligne B et qu’on répond en ne voulant pas à ce moment là rejoindre l’aéroport au centre ville, on bloque tous les projets et toutes les perspectives pour notre Ville. Et j’ai le triste sentiment que notre Ville régresse. Monsieur le Maire, ce n’est polémique, car si elle régresse aujourd’hui, c’est que cette régression est en marche depuis plusieurs années. Elle régresse dans des choix que nous mesurons qui sont les choix de l’État.
Je suis avocat, cela n’a échappé à personne, tous les choix judiciaires faits par l’État depuis 20 ans, se font au détriment de notre Ville. De sorte que notre Ville n’est plus ou n’a plus, me semble-t-il, les capacités de la métropole européenne que ses forces économiques mettent à disposition de la ville. Je suis triste parce que je vois notre Ville se dégrader et que ces blocages, ces images contribuent à cette dégradation. Je suis triste parce que notre Ville ne compte plus ou compte tellement moins dans les choix de l’État, qu’elle devient une métropole de 2ème zone. Je suis triste de cela parce que je n’ai pas l’impression que les politiques que nous sommes et je suis dedans, sont à la hauteur de ce que notre Ville et de ce que ses forces méritent.
Je suis dedans mais vous y êtes aussi, Monsieur le Maire. Et quand je vois aujourd’hui les dispositions que vous prenez pour notre Ville qui visent simplement à organiser la concentration des pouvoirs en un parti (à moins que ce ne soit en une chapelle de ce parti), et sur vous-même, je dis que nous sommes à côté des ambitions que nous devrions développer pour notre Ville. Ce n’est pas comme cela, que nous allons la défendre. Je sais que vous ne voulez pas la défendre avec beaucoup de personnes, que vous voulez la défendre seul. Mais je pense qu’aujourd’hui, la politique dans notre Ville mériterait d’autres manières de se comporter. Oui cette manière de se comporter pour la Ville, elle influence la manière dont on la défend et notre Ville aujourd’hui, ne peut pas être fière.
J’avais finalement préparé une autre intervention, je vous ai dit ce que j’avais sur le coeur parce qu’à un moment, on a envie de vous dire librement, comme un élu libre, ce que l’on a sur le coeur. Si demain vous êtes le Député, vous êtes le Maire, vous êtes le Président de la Communauté Urbaine, vous êtes le Président du SMTC, vous cumulez tout. Vous cumulez toutes les responsabilités dans cette Ville qui a, non seulement une image dégradée, qui se dégrade, que nos citoyens perçoivent, mais qui ne compte plus (pardon le propos serait trop pessimiste), qui compte de moins en moins dans notre pays. Finalement, j’avais préparé autre chose. Je ne l’ai pas regardé mais j’avais envie de vous le dire comme cela. Les manières de faire, les manières de défendre notre Ville ne sont pas à la hauteur des mesures que nous devrions tous avoir pour elle. Je vous dis cela comme ça parce que je ne fais pas partie de ces gens qui font de la politique, un métier. J’ai un métier par ailleurs, ce qui me vaut parfois d’être trop absent ici et de le regretter. Mais quand je viens ici, j’ai une telle impression d’inutilité que je voulais simplement vous le dire. Ce n’est pas majeur pour notre Ville, ce que nous faisons. Votre manière de vous comporter n’est pas majeure pour notre Ville. Nous devrions être tous ensemble.
Ce ne sont pas les appels au rassemblement du centriste traditionnel, c’est la volonté de vous dire et de nous dire qu’un jour, il faudra que l’on cesse de rester dans nos petites et dans vos petites chapelles. Notre Ville mérite un petit mieux que ce qui est en train de se tramer pour elle.
1 Commentaire
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Je partage entierement cette intervention et Malheureusement M. P. xcohen n'écoute oersonne comme par ailleurs il le faisait à Ramonville
C'est bien dommage car cette politique des petits interêts vont le conduire à sa perte 