jeu
29
avr
2010
Communiqué du 29 avril sur le Conseil Municipal du
A la veille du Conseil Municipal du 30 avril 2010, nous tenons à faire part de notre étonnement et de notre regret que ce dernier ne soit pas entièrement consacré au Grand Projet de Ville.
En effet, cela fait déjà un certain temps que nous demandons au Maire d’organiser un conseil municipal thématique sur le GPV. Cela nous aurait permis d’établir un réel état des lieux, serein, des mesures engagées, des nombreuses subventions attribuées, des mesures d’urbanisme, et surtout de leur retombées concrètes sur la population concernée.
A l’heure où la Zone Franche Urbaine toulousaine, qui a sans doute eu des retombées sur l’économie et l’emploi, devrait se terminer en 2011, cet état des lieux aurait permis un réel débat sur les mesures d’avenir et de relais à prendre autant pour les quartiers cibles du GPV que les entreprises implantées.
Après la forte abstention aux élections régionales, particulièrement dans les quartiers populaires, cette demande récurrente a été formalisée par notre groupe dans un vœu lors du dernier conseil municipal. Nous voulions alors que la municipalité adresse un signe fort à la population, de plus en plus éloignée voire coupée des politiques. Nous avions même suggéré que ce conseil municipal thématique se tienne dans l’un des quartiers cibles du GPV, geste symbolisant à nos yeux « le retour » des politiques sur le terrain, y compris en dehors des campagnes électorales.
Le Maire ayant clairement répondu favorablement à notre demande en convoquant un conseil municipal le 30 avril consacré au GPV, nous avons retiré ce vœu, convaincus qu’un espace de discussion allait s’ouvrir pour permettre de faire un bilan complet du GPV et débattre des mesures à prendre.
Or, à la lecture des délibérations soumises à nos votes lors du Conseil Municipal du 30 avril, le rapport sur l’état d’avancement sur le GPV se noie parmi 50 délibérations qui ne sont pas du tout consacrées au GPV. Notre surprise et notre déception ne sont certainement pas à la hauteur de l’image et du signe négatifs que la municipalité envoie à la population. Cette demande de conseil municipal thématique n’était pas une demande « pour faire plaisir aux élus non inscrits », mais bien un réel besoin pour la population, une proposition constructive que la majorité botte aujourd’hui en touche. Force est de constater que ce conseil municipal est principalement tenu pour procéder aux remaniements internes impliqués par la démission de la Première Adjointe au Maire.
Aujourd’hui, les élus non inscrits observent notamment avec inquiétude l’évolution de l’insécurité de plus en plus banalisée dans les quartiers toulousains. Il ne suffit plus aujourd’hui de renvoyer la responsabilité à l’Etat et éviter les débats difficiles. Après 1/3 du mandat, l’équipe de Pierre COHEN a la responsabilité directe de répondre concrètement aux attentes des toulousains, notamment en matière de sécurité.
Si nous continuons à nous inscrire dans une parole et une attitude constructives, nous n’en restons pas moins vigilants et critiques vis-à-vis d’une équipe qui ne prend pas en compte toutes les propositions que nous faisons dans ce sens, et ne tient pas ses engagements.
Yvette BENAYOUN-NAKACHE (Présidente), Malika ARADJ, Jean-Luc FORGET, Jean-Luc LAGLEIZE, Marie-Françoise MENDEZ
Conseillers municipaux de Toulouse
Groupe des élus non inscrits
