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30

mai

2010

Intervention de Jean-Luc LAGLEIZE sur la démocratie locale - Conseil Municipal du 28 mai 2010 - Délibération n°30

Monsieur le Maire, chers collègues,

 

 

Vous affirmez depuis plus de 2 ans une volonté réelle de mettre en pratique une véritable concertation avec les citoyens.

 

Démocratie locale, démocratie participative, acteurs de la démocratie de proximité … que voici de grands mots, qui ne débouchent malheureusement parfois que sur des artifices, des parodies de démocratie, de simples présentations des projets de la municipalité.

 

Dans la réalité, si la dialectique est riche, la vie démocratique reste très pauvre, à moins que nous ne disposions pas du même dictionnaire.

 

Concernant la nouvelle organisation territoriale, vous affichez des objectifs clairs : l’implication directe des habitants dans l’élaboration des projets municipaux et un dialogue entre élus, citoyens et acteurs associatifs.

Pourtant, sur le terrain, ces objectifs ne sont pas au rendez-vous. Beaucoup de toulousains ne se retrouvent pas dans l’organisation en secteurs et quartiers.

Pour chaque quartier, entre deux et quatre élus sont référents, ce qui ne favorise ni la clarté, ni la proximité. Sans interlocuteur, sans précision sur les attributions des conseils de secteurs, les toulousains ne savent plus à qui s’adresser et interpellent directement le Maire sur les problèmes de fond qui existent toujours, même si ces problèmes ne rentrent pas dans les cases prédéfinies.

Et que dire des réunions dites de concertation, qui sont en réalité des réunions d’information avec des questions posées à l’avance, en nombre limité, des réunions qui servent plus à pratiquer la publicité que la démocratie, qu’à se féliciter du travail accompli et des projets en cours.

 

Concernant l’organisation thématique, le bilan est plus contrasté.

La Conférence du Commerce et de l’Artisanat a abouti à de véritables résultats concrets, avec son comité d’animation et la forte représentation des élus (5 dans le comité et 15 dans la conférence). La discussion et le débat ont notamment débouché sur une clarification du règlement de l’occupation du domaine public, sur une nouvelle organisation pour les illuminations de Noël, sur la mise en place du droit de préemption, et d’autres sujets sont en cours.

           

Mais toutes les instances thématiques ne donnent pas de tels résultats, et apparaissent plus comme des faire valoir que comme des structures organisées et efficaces. Le COTRE ne comporte que 5 élus, de même pour le CVE et le Conseil des séniors dont le comité d’animation n’en compte pas et rencontre un élu 2 fois par an en plénière.

 

 

 

En résumé, la nouvelle organisation appelée « démocratie locale » n’est pas encore rodée.

Si l’on ne pourra juger qu’à long terme de la pertinence du redécoupage des quartiers, on peut déjà dire que les modalités actuelles d’échanges entre la municipalité et les toulousains sont souvent quelque peu tronquées.

 

Jean-Luc LAGLEIZE

 

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