ven
04
fév
2011
La sempiternelle question des subventions aux associations
Lors du conseil municipal du 17 décembre dernier, nous avions demandé quel était le pourcentage du budget de fonctionnement de la commune qui est consacré aux associations loi 1901, sa ventilation et ses résultats concrets. Nous avions aussi proposé qu’une mission d’évaluation des associations soit réalisée par une commission d’élus. Ces deux demandes avaient été refusées par la majorité, comme nous l’évoquions dans un billet précédent, qui avait été fortement lu.
Notre engagement sur ce thème n’a pas faibli et ne faiblira pas. En effet, lors du Conseil municipal du 21 janvier dernier, nous avions déploré le fait de voter des subventions à des associations, sans qu’une présentation des différentes associations ne soit communiquée dans les délibérations.
Ne vous y méprenez pas : il ne s’agit pas d’une demande tatillonne pour embarrasser la municipalité. Il ne s’agit pas de remettre en cause systématiquement le bien fondé des subventions aux associations.
En revanche, il nous semble primordial, dans une démocratie, que chacun puisse connaître l’affectation des deniers publics. Puisque tous les citoyens n’ont pas le temps de prendre connaissance de ces questions, il est du devoir de leurs élus (de la majorité, comme de la minorité) de prendre connaissance des ces informations. Notre demande est vraiment une demande minimale et légitime.
L’adjointe à la culture a répondu que, dans l’avenir et pour les associations intervenant dans le domaine Culturel, des conventions d’objectifs et de moyens seraient fixées. Ces documents devraient être annexés aux projets de délibérations. Certes, cela représenterait une avancée appréciable, surtout si cette mesure était étendue à toutes les associations.
Devant notre insistance, M. Le Maire a élevé le débat : il nous a répondu que nous n’avions qu’à lire les statuts des associations. On s’acquitterait volontiers de cette tâche, mais il manque justement ces documents dans les délibérations soumises au Conseil municipal, si certaines associations sont connues et reconnues, pour d’autres nous ne disposons que du nom de l’association (pas de coordonnées, pas de site web, rien nada...) difficile dans ces conditions de veiller au bon usage des deniers publics. Et histoire de faciliter notre tâche, la plupart du temps, on nous propose une seule délibération avec un tableau récapitulatif de type « nom de l’association » avec la liste des associations concernées et « montant de la subvention », ce qui nous oblige de fait à voter en bloc ou à rejeter en bloc.
Les Toulousains apprécieront le fait que des subventions soient votées en Conseil municipal sans même que les élus ne connaissent le projet associatif de ces dernières. Sans vouloir lancer l’anathème sur certaines associations, il n’en demeure pas moins que certaines sont peu connues, ceci ne signifiant pas que leurs actions soient sans intérêt.
Une rigueur budgétaire exemplaire s’incarne non seulement sur des économies d’ampleur, mais aussi euro par euro. Il n’y aura jamais de petites économies lorsque des deniers publics sont utilisés.
Malika ARADJ
Yvette BENAYOUN-NAKACHE
Jean-Luc FORGET

