lun

09

mai

2011

Le Conseil municipal se prend-il pour l’Assemblée nationale ?

Le fonctionnement actuel du Conseil municipal est altéré par un travers tenace : l’essentiel des débats se focalisent sur la politique nationale.

Bien évidemment, les décisions nationales ont des répercussions sur notre quotidien. Les vœux en Conseil municipal permettent d’alerter le Gouvernement de l’existence de certains problèmes. Mais un Conseil municipal doit-il vraiment être le lieu de débats sur le Gouvernement ? Quelle que soit la couleur politique d’un Conseil municipal et d’un Gouvernement, les habitants d’une commune attendent que leurs représentants municipaux débattent de sujets locaux.

 

Ceci est regrettable parce que les débats sur des sujets locaux sont trop souvent rapidement expédiés. En effet, tout est décidé préalablement en commission municipale ou par quelques conseillers influents de la majorité .

 

Venez en Conseil municipal et vous observerez son déroulement :

 

- Un long discours du Maire.

- Des débats préliminaires en général concentrés sur des sujets nationaux et internationaux. (La presse se retire en général et à tort selon nous après cette étape).

- L’exposé de délibérations par quelques conseillers de la majorité. Certains ne se gênent pas pour profiter d’une délibération pour exposer leurs opinions sur tout thème. Lors du dernier Conseil municipal, un Conseiller cumulant un mandat de Conseiller municipal et de Conseiller général a profité d’une délibération sur la gestion des populations animales pour exposer son opinion sur… le résultat des élections cantonales ! Au fur et à mesure des délibérations, des Conseillers de la majorité, comme de la minorité, sont tellement découragés devant tant de péroraisons hors sujettes qu’ils en quittent le Conseil ou s’adonnent à d’autres activités dont serait friand Le Petit Journal de Yann Barthès.

- Des vœux présentés par les différents groupes. Bien qu’intéressants, ces débats interviennent à la fin et après de longs monologues.

 

La démocratie impose le débat, l’échange d’opinions contradictoires. Elle permet d’améliorer les projets après discussions de tous les acteurs. Certes, cela prend du temps, mais de précieuses minutes pourraient être économisées afin de mieux débattre des enjeux locaux. Les élus du Groupe des Non-Inscrits en sont conscients et le dénoncent.

 

Malika ARADJ

Yvette BENAYOUN-NAKACHE

 

 

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Commentaires: 1

  • #1

    Pino (lundi, 09 mai 2011 19:29)

    J'ai toujours eu envie d'assister à une séance de l'Assemblée nationale... Je pose une RTT pour venir écouter les débats le 27 mai. J'espère que l'on parlera un peu de Toulouse.

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