mar

07

jun

2011

Les échecs à répétition de Pierre Cohen

Pour tout Maire, les échecs à répétition deviendraient un signal alarmant.

 

Pour le Maire de Toulouse et sa garde très rapprochée, la seule raison de ses échecs est… la théorie du complot : « des petits arrangements entre amis » à la Fédération Française de Football pour l’échec de la candidature de Toulouse pour l’Euro 2016, un jugement « politique totalement incompréhensible » sur la ligne Garonne, prise de « l’institution communautaire en otage » par « la droite » pour les retards dans l’extension à 12 communes de la Communauté urbaine… Et ne parlons même pas d’un État qui n’aurait de cesse que d’entraver le développement de Toulouse pour favoriser des villes administrées par l’UMP.

 

Lors des élections municipales, on nous avait dit qu’une main mise du PS sur l’ensemble des collectivités locales et des établissements publics de coopération intercommunale permettrait enfin un travail harmonieux entre tous les niveaux décisionnels locaux. Pourtant, le refus de prolonger la ligne B jusqu’à Labège a bloqué tout dialogue avec le Sicoval. On ne nous avait pas dit tout de suite que Pierre Cohen conserverait son siège de Député pour mieux défendre les projets à Paris (il avait même promis de renoncer à son mandat de Député). Apparemment, ce mandat de Député ne sert pas à grand-chose pour Toulouse et encore moins pour la Nation.

 

En réalité, une seule raison explique les échecs à répétition de Pierre Cohen : une vision manichéenne de la politique. De la sorte, ce manichéisme est la source d’une gestion en catimini, arrogante, dédaigneuse et sectaire.

 

Puisque tous les autres partenaires sont, au mieux, des incapables, au pire, des êtres mauvais, on peut - et même on doit - administrer une ville en les ignorant, voire en les méprisant : les divers exécutifs détenus par le Parti Socialiste se regardent déjà en chiens de faïence, et les futures primaires ne vont rien arranger pour Toulouse. En ce qui nous concerne, en tant que groupe de la minorité en Conseil municipal et en Communauté urbaine, nous avons du mal à obtenir une réponse à nos courriers, pour faire court et en ne citant qu’un seul exemple. En dernier, mais non le moindre, le partenaire magnifié pendant la campagne municipale est peut-être celui qui se retrouve le plus méprisé : les Toulousains. En effet, les seuls projets menés sortent de nulle part, en étant non seulement absents des programmes électoraux, mais absents aussi des débats des instances de concertation pourtant judicieusement mises en place.

 

Toulouse, comme la France, méritent une vision plus consensuelle de la politique. Si des combats politiques sont sains, refusons les affrontements stériles, les a priori idéologiques et les postures partisanes. En attendant une hypothétique remise en question du Maire de Toulouse, soyez assurés que nous voterons toujours en fonction de ce que l’on considère être bien pour Toulouse. Nous pouvons nous tromper, commettre des erreurs, mais nous refuserons toujours cette vision manichéenne. Nous avons voté, votons et voterons des actions déposées par n’importe quel groupe politique du Conseil municipal, pour peu qu’elles soient proposées dans l’intérêt des Toulousaines et des Toulousains.

 

Jean-Luc FORGET

Malika ARADJ

Jean-Luc LAGLEIZE

Yvette BENAYOUN-NAKACHE

 

écrire commentaire

Commentaires: 4

  • #1

    Marius (mardi, 07 juin 2011 14:55)

    Cela s'appelle le dogmatisme. Le clivage est à son apogée! Issu de la lutte des classes cette attitude s'éloigne du socialisme.
    Absence d'écoute, refus de composer avec la population, appréciations subjectives...les symptômes sont suffisamment criants pour inquiéter une partie de sa majorité locale.

  • #2

    Lattes Jean-Michel (mardi, 07 juin 2011 22:04)

    Un excellent article !

  • #3

    Pino (mardi, 07 juin 2011 23:22)

    Trois ans de cohenisme parfaitement résumés!

  • #4

    Gabriel (jeudi, 09 juin 2011 18:41)

    Jugement implacable mais tellement proche de la vérité.

  • loading