jeu.
30
juin
2011
Enfin !
Nous nous réjouissons de la libération de Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier. Nous partageons leur joie et celle de leur famille et nous n’oublions pas les 9 autres otages retenus.
jeu.
16
juin
2011
La Rocade : Prix Nobel de la résignation pour les Toulousains ?
La Rocade : il y a ceux qui s’en moquent et ceux qui la subissent. Les premiers vivent et travaillent intramuros, bénéficiant parfois d’une ligne de transport collectif performante. Les seconds ont de plus en plus de mal à se rendre sur leur lieu de travail.
Le trafic augmentant de 11 % chaque année, la circulation y devient de plus en plus difficile. Et ce n’est pas avec un Plan de Déplacement Urbain peu ambitieux que les embouteillages quotidiennement constatés sur la Rocade, sont en voie d’être atténués. Se déplacer sur la Rocade, c’est se retrouver freiner par le moindre accident bloquant la circulation notamment des véhicules de secours qui ont de plus en plus de mal à parvenir à destination. De plus, la qualité de l’air et la santé des habitants s’en ressentent (fatigue, stress, dépression…).
Ce qui relève de l’ineffable au fond, c’est que c’est peut-être un choix politique : décourager à tout prix les automobilistes.
Ce sujet ne doit plus être tabou pour la personne qui occupe à la fois la fonction de Maire de Toulouse et de Président de la Communauté urbaine du Grand Toulouse. Les Toulousains attendent des mesures concrètes. Le Maire-Président actuel a toutes les cartes en mains pour s’emparer de ce dossier, mettre autour d’une table tous les acteurs concernés par ce problème récurent : une « asphyxie totale » de la Rocade qui mérite bien quelques remèdes.
Yvette BENAYOUN-NAKACHE
Malika ARADJ
mar.
07
juin
2011
Les échecs à répétition de Pierre Cohen
Pour tout Maire, les échecs à répétition deviendraient un signal alarmant.
Pour le Maire de Toulouse et sa garde très rapprochée, la seule raison de ses échecs est… la théorie du complot : « des petits arrangements entre amis » à la Fédération Française de Football pour l’échec de la candidature de Toulouse pour l’Euro 2016, un jugement « politique totalement incompréhensible » sur la ligne Garonne, prise de « l’institution communautaire en otage » par « la droite » pour les retards dans l’extension à 12 communes de la Communauté urbaine… Et ne parlons même pas d’un État qui n’aurait de cesse que d’entraver le développement de Toulouse pour favoriser des villes administrées par l’UMP.
Lors des élections municipales, on nous avait dit qu’une main mise du PS sur l’ensemble des collectivités locales et des établissements publics de coopération intercommunale permettrait enfin un travail harmonieux entre tous les niveaux décisionnels locaux. Pourtant, le refus de prolonger la ligne B jusqu’à Labège a bloqué tout dialogue avec le Sicoval. On ne nous avait pas dit tout de suite que Pierre Cohen conserverait son siège de Député pour mieux défendre les projets à Paris (il avait même promis de renoncer à son mandat de Député). Apparemment, ce mandat de Député ne sert pas à grand-chose pour Toulouse et encore moins pour la Nation.
En réalité, une seule raison explique les échecs à répétition de Pierre Cohen : une vision manichéenne de la politique. De la sorte, ce manichéisme est la source d’une gestion en catimini, arrogante, dédaigneuse et sectaire.
Puisque tous les autres partenaires sont, au mieux, des incapables, au pire, des êtres mauvais, on peut - et même on doit - administrer une ville en les ignorant, voire en les méprisant : les divers exécutifs détenus par le Parti Socialiste se regardent déjà en chiens de faïence, et les futures primaires ne vont rien arranger pour Toulouse. En ce qui nous concerne, en tant que groupe de la minorité en Conseil municipal et en Communauté urbaine, nous avons du mal à obtenir une réponse à nos courriers, pour faire court et en ne citant qu’un seul exemple. En dernier, mais non le moindre, le partenaire magnifié pendant la campagne municipale est peut-être celui qui se retrouve le plus méprisé : les Toulousains. En effet, les seuls projets menés sortent de nulle part, en étant non seulement absents des programmes électoraux, mais absents aussi des débats des instances de concertation pourtant judicieusement mises en place.
Toulouse, comme la France, méritent une vision plus consensuelle de la politique. Si des combats politiques sont sains, refusons les affrontements stériles, les a priori idéologiques et les postures partisanes. En attendant une hypothétique remise en question du Maire de Toulouse, soyez assurés que nous voterons toujours en fonction de ce que l’on considère être bien pour Toulouse. Nous pouvons nous tromper, commettre des erreurs, mais nous refuserons toujours cette vision manichéenne. Nous avons voté, votons et voterons des actions déposées par n’importe quel groupe politique du Conseil municipal, pour peu qu’elles soient proposées dans l’intérêt des Toulousaines et des Toulousains.
Jean-Luc FORGET
Malika ARADJ
Jean-Luc LAGLEIZE
Yvette BENAYOUN-NAKACHE
