Sauvegardons l'ancienne maison d'arrêt Saint-Michel
Patrimoine majeur, modèle exceptionnel d’architecture carcérale du XIXe siècle, lieu de mémoire, témoignage des heures sombres de notre histoire et du combat pour la dignité humaine, la maison d’arrêt Saint-Michel est aujourd’hui menacée.
En effet, le 28 janvier dernier, la commission régionale de protection des sites a émis un avis favorable à l’inscription au titre des monuments historiques limité au castelet et à la cour d’honneur. Le 31 janvier dernier, le préfet de la Haute-Garonne annonce qu’il va proposer à la commune de céder une partie de ce site pour un euro symbolique. En revanche, le reste, non classé, sera mis en vente pour 11,3 millions d’euros, à charge pour la commune d’exercer son droit de préemption.
Nous sommes perplexes de ce classement restrictif, laissant penser à une volonté de l’Etat de laisser à un acquéreur privé une très (trop) grande liberté pour ses projets. De plus et alors que l’unanimité du Conseil municipal avait accepté une éventuelle cession de ce patrimoine pour 750 000 euros, le nouveau prix demandé par l’Etat est excessif. En effet, il correspond à 15 fois le prix déjà déterminé par le service des Domaines en 2002.
Nous demandons ainsi au Maire de Toulouse d’entrer en négociations avec l’Etat et de tout mettre en oeuvre pour que l’intégralité de ce site exceptionnel soit préservée, parant ainsi à toute spéculation immobilière auprès de promoteurs privés.
Le Groupe des élus non inscrits
(M. Aradj, Y. Benayoun-Nakache, J.-L. Forget, J.-L. Lagleize et M.-F. Mendez)
