Débats liminaires lors du Conseil municipal du 27 mai 2011
Veuillez trouver ci-dessous l'intervention de Jean-Luc Lagleize, Président du Groupe des élus non inscrits au Conseil municipal, lors des débats liminaires du Conseil municipal d'aujourd'hui.
Monsieur Le Maire,
Mesdames et Messieurs les élus,
Comme beaucoup de Toulousains, nous avons été attentifs au dossier que l’Express a consacré la semaine dernière à Toulouse.
Au-delà de cet intérêt légitime, nous avons été assez surpris par le fond et la forme des articles de ce dossier. En effet, nous avons parfois eu l’impression d’en être les rédacteurs, tant ils exposaient nos principales critiques sur votre méthode pour administrer la quatrième ville de France, notre ville !
Nous l’avons toujours dit : votre souci d’instaurer dialogues et concertations avec les Toulousains est un but louable. L’idée de mettre en place des assises est intéressante. Ainsi, personne ne peut nier que d’importants chantiers de réflexion aient été lancés.
Malheureusement, ne point nullement à l’horizon le temps de la décision. Seuls quelques projets sont menés, mais paradoxalement, ils ne sont pas issus de vos assises ou de vos structures de concertation et parfois même pas de votre programme électoral. Les projets menés sortent de nulle part, déjugeant ainsi votre souci apparent de concertation : la Novela manque de succès, vous vous êtes arc-boutés sur une ligne G qui ne présente qu’un faible intérêt compte tenu du tracé retenu et vous annoncez sans concertation l’installation de caméras, gâchant ainsi l’excellent travail que vous aviez mené en amont avec l’ensemble des élus.
Alors, en attendant la fin de mandat pour que des actions concrètes soient mises en œuvre, la communication semble édifiée en culte, quoique vous puissiez en dire. Les Toulousains ne voyant aucun projet urbanistique émerger, le recours systématique à des images de synthèse donne l’illusion du réel. Avec la sensation d’être délaissés, les Toulousains ne comprennent toujours pas votre conception de la démocratie locale.
Attardons-nous sur la dernière déconvenue à savoir l’échec de la candidature de Toulouse à l’Euro 2016. Quelles que soient les raisons de cet échec, ce dernier est révélateur d’un mode de fonctionnement qui empêche de fédérer l’ensemble des acteurs de notre ville autour d’un projet. Le travail en petits comités, en gardes rapprochées, induit l’absence de consensus. C’est pourtant à cela qu’il faut tendre pour que Toulouse atteigne son rang de métropole européenne sur d’autres thèmes que les technologies de pointe.
En ce qui nous concerne, nous espérons que dans les 3 ans qui viennent, l’ensemble des élus municipaux sera associé à relever les prochains défis.
Jean-Luc Lagleize

